EAN13
9782916447810
ISBN
978-2-916447-81-0
Éditeur
Obsidiane
Date de publication
Collection
LES PLACETS INV
Nombre de pages
72
Dimensions
19 x 12,5 x 0,7 cm
Poids
90 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Ici l'on fait ce que l'on veut

Satire contre les maris et autres poèmes

De

Édité par

Obsidiane

Les Placets Inv

13.00
Jean-François Regnard est né en 1655 à Paris ; il est

mort en 1709 à Dourdan. Entre temps il mena une vie

aisée mais mouvementée qu’il partagea entre le jeu, la

littérature et les voyages. Visitant l’ltalie, il fut capturé

au retour par les barbaresques et emmené comme esclave

à Alger, ce qui ne le découragea pas des aventures

puisqu’il s’en alla explorer le Grand Nord dont il ramena

un curieux Voyage en Laponie. Revenu en France en 1683,

il se lança dans la carrière littéraire comme auteur dramatique

et rencontra maints succès avec, notamment, Le

Joueur (1696), Le Retour imprévu (1700), Les Folies amoureuses

(1704), Les Ménechmes (1705) et, ce qui est sans

doute son chef-d’oeuvre, Le Légataire universel (1708).

Non content d’être un dramaturge à succès,

Regnard mania aussi la satire avec une grande

habilité. C’est cet aspect peu connu de son talent

que nous donnons à lire principalement ici…
Pourquoi donc lire aujourd’hui ce Regnard qui, toute

sa vie, joua par trop de chance ? Pour deux raisons au

moins, dont chacune serait à elle seule suffisante. Tout

d’abord Regnard fut un excellent observateur d’une

époque qui n’en manqua certes pas. Le Grand Siècle

n’est pas ce qu’un vain peuple pense. Passé l’enthousiasme

des débuts du règne personnel de Louis XIV,

le goût immodéré du Grand Roi pour les guerres et

les belles bâtisses, passe-temps fort coûteux, finit pas

lasser ses sujets. Par ailleurs, le monarque a certes

réussi à mettre au pas une noblesse d’épée un peu

trop remuante (ce qu’un Saint-Simon ne lui pardonnera

jamais), mais les places sont occupées désormais

par des gens qui ne valent guère mieux. Dans les

troubles de ces dernières années du règne, la guerre,

qui ruine le pays, enrichit une bourgeoisie toujours

prête à profiter des crises. Tout le théâtre de Regnard,

comme d’ailleurs celui de Lesage à la même époque,

ne cesse de le démontrer. Les marquis, chez Regnard,

sont la plupart du temps de faux marquis, comme les

dévots de La Bruyère sont de faux dévots. C’est qu’il

n’en coûte pas cher, en cette fin de règne, de prendre

indûment un titre nobiliaire pour se pousser dans le

monde. Le chevalier de sa comédie des Ménechmes

peut s’écrier : « J’achèterai je pense / Deux ou trois

marquisats des mieux rentés de France. » Et si son

valet, dans un alexandrin qui en dit long, fait l’éloge

de : « La belle impression ! les beaux noms ! le beau

style ! », ce qui cause un tel enthousiasme, ce sont les

billets au porteur de son maître. La fortune est tout

désormais : voici venu le temps des financiers.

La seconde raison qui devrait nous inciter à lire

Regnard, et en particulier sa poésie, c’est qu’il manie

les vers en virtuose, avec un brio et une élégance

rares, particulièrement à son époque. Sa versification,

toujours correcte, donne une impression de

fluidité, et même de facilité, qui ne doit pas tromper.

Il y a là, à n’en pas douter, autant de travail que de

dons et cette légèreté, ce naturel dans l’expression

(qui, de fait, n’est jamais forcée) est la marque des

grands. Regnard, apôtre de la joie, chantre du bonheur

de vivre et de la liberté, a dû forger lui-même

ses outils. Il a su se donner les moyens adéquats pour

chanter l’amour, l’amitié, le plaisir d’être ensemble et

de partager. En ces années où s’achève un trop long

règne, à la charnière d’un siècle épuisé et d’un siècle

qui n’ose encore paraître, cette nature qu’on a le sentiment

de redécouvrir, ce bonheur qui est une idée

neuve, Regnard met à les chanter toute sa ferveur et

tout son talent
Jean-François Regnard

« ICI L’ON FAIT CE QUE L’ON VEUT »

Choix et présentation de Karim Haouadeg

OBSIDIANE

Les placets invectifs

Jean-François Regnard est né en 1655 à Paris ; il est

mort en 1709 à Dourdan. Entre temps il mena une vie

aisée mais mouvementée qu’il partagea entre le jeu, la

littérature et les voyages. Visitant l’ltalie, il fut capturé

au retour par les barbaresques et emmené comme esclave

à Alger, ce qui ne le découragea pas des aventures

puisqu’il s’en alla explorer le Grand Nord dont il ramena

un curieux Voyage en Laponie. Revenu en France en 1683,

il se lança dans la carrière littéraire comme auteur dramatique

et rencontra maints succès avec, notamment, Le

Joueur (1696), Le Retour imprévu (1700), Les Folies amoureuses

(1704), Les Ménechmes (1705) et, ce qui est sans

doute son chef-d’oeuvre, Le Légataire universel (1708).

Non content d’être un dramaturge à succès,

Regnard mania aussi la satire avec une grande

habilité. C’est cet aspect peu connu de son talent

que nous donnons à lire principalement ici…

Vignettes originales d’Avoine

Diffusion Les Belles Lettres

Prix : 13 €

OBSIDIANE « I C I L ’ O N F A I T C E QUE L’ON VEUT » Jean-fran çoit re gnard

EAN : 9782916447810

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