L'atelier des miracles, roman

L'atelier des miracles, roman

Valérie Tong Cuong

JC Lattès

  • par (Libraire)
    16 avril 2013

    Après avoir touché le fond, on ne peut que remonter, promet Jean. Jean c’est un homme qui tend la main à trois cabossés de la vie. Jean c’est un peu comme un ange gardien, c’est la lumière au fond du tunnel, c’est la main confiante tendue lorsqu’on est au bord de la noyade, c’est l’âme salutaire qui vient sauver la votre. Trois protagonistes décident de suivre ce Jean qui leur veut du bien sans la moindre arnaque, ni compromis, ni attente. Il les emmène dans une ancienne horlogerie, devenue un atelier des miracles dans lequel on répare les êtres esquintés.

    Le bonheur. Ce livre parle de bonheur. C’est lisse le bonheur. Ce n’est pas tellement haletant tout un roman qui parle de réparation de soi.
    Mais avec Valérie Tong Cuong rien n’est jamais lisse. Ses personnages sont toujours troubles, jamais vraiment ce qu’on pense qu’ils sont. Elle fait craquer le vernis. Elle met à jour ce que ses personnages prennent soin de dissimuler. Mais elle ne les rend que plus humains, plus touchants, plus forts.


  • 1 avril 2013

    Ici, on répare les âmes et les coeurs

    Dans ce roman choral plein d'humanité, de sensibilité et de générosité, Valérie Tong Cuong de sa plume sincère et chaleureuse prête vie à Mariette, Monsieur Mike et Millie, trois êtres meurtris par les vicissitudes de l’existence, et dont l’avenir semble hypothéqué par toutes les difficultés qu’ils doivent affronter. La providence va placer sur le chemin de ces trois personnages au bord du gouffre, un homme mystérieux, Jean, qui dirige un lieu d’entraide, un foyer de vie, niché dans un ancien atelier d'horlogerie : l'atelier des miracles. Un lieu où on répare les âmes et les cœurs. Ensemble, ils vont comprendre qu'il faut aller puiser au plus profond de soi pour sortir de l'impasse et parfois survivre à ses démons : Mais à quel prix ?

    Ce magnifique roman démontre avec beaucoup de pudeur que la vie est faite d’une succession de fragilités, de fractures, de failles mais aussi de ressources intérieures et de mains tendues qu’il n'est jamais trop tard pour saisir. Valérie Tong Cuong y met à l’honneur des valeurs telles que la solidarité, l’entraide. Des valeurs qui font sens. Il devient alors difficile de quitter des personnages auxquels on ne peut que s’identifier, qui font résonnance en chacun de nous. Ce livre a un pouvoir que l’on pourrait presque qualifier de magique, il fait du bien, il apaise, il panse nos blessures les plus intimes en nous faisant voyager au cœur de nous-mêmes, de nos émotions. L’atelier des miracles est un livre généreux tout comme l’est son auteur. Il fait des miracles sur les personnages mais aussi sur le lecteur, l'invitant à remettre en question qui il est (et qui il est devenu), ce qu’il désire, la vie qu’il souhaite réellement mener. Valérie Tong Cuong dépeint avec réalisme, délicatesse et parfois dureté les relations humaines, les complexités de l'amitié mais aussi leurs travers. Et avec merveille et justesse, pose des mots sur les maux dans un roman à lire absolument.

    Lire la suite de la critique sur le site o n l a l u


  • par (Libraire)
    9 mars 2013

    Après "La Liste de mes envies" de Grégoire Delacourt, découvrez "L'Atelier des Miracles" de Valérie Tong Cuong...
    Mariette est invisible, Mike est SDF, Millie devient folle et ne veut plus sauver les apparences... Ils perdent pied jusqu'au jour où Jean, un bienfaiteur providentiel, vient leur offrir une oreille attentive et une seconde chance.
    Ce roman insuffle de l'espoir à chacun de ses lecteurs. Il nous rappelle qu'il est toujours possible de relever la tête et d'avancer. Il suffit pour cela de reprendre confiance et de rencontrer un ami sincère. C'est l'objectif du personnel de l'Atelier des Miracles. Et même si parfois on a l'impression d'avoir été manipulé, peut-être était-ce un mal pour bien.
    Loin d'être déprimant, un roman qui fait réfléchir...


  • 26 février 2013

    Coup de coeur de Laurence

    Trois personnages dont la vie s'effrite croisent le chemin de Jean :

    Mariette, professeur d'histoire-géo en déprime, voire dépression.
    Millie se retrouve à la rue après l'incendie de son immeuble.
    Mike vit dans la rue, se fait tabasser, ne possède rien, mais il s'en fout : la rue c'est sa vie.
    Quand par hasard (enfin presque) chacun d'entre eux croise le chemin de Jean, tout espoir est permis.

    JEAN ! C'est la lumière au fond du couloir, celui qui aide et ne calcule pas. Quoique...

    Coup de coeur de Laurence


  • 15 janvier 2013

    3 personnes, caractérisées par la solitude, la culpabilité et les vies écartelées, sont prises sous l'aile de Jean, responsable de l'association "L'Atelier", aux méthodes parfois douteuses.
    Il les a "choisis" et organise tout pour leur faire profiter de cette fameuse "seconde chance" ! Que vont-ils en faire ? La saisir ou la rejeter ... ? Sous une trame assez classique mais une plume fort légère, ce roman est pour vous si vous avez envie d'espoir et de réconfort ...


  • 9 janvier 2013

    Mariette selon l’expression est au bout du rouleau. Professeur d’histoire-géo mariée un homme politique calculateur qui la rabaisse, elle se rend au collège avec la peur au ventre. Un de ses élèves, un meneur de troisième, a décidé de la faire craquer. Un jour, Mariette voit rouge. C’est la gifle, l’élève qui tombe dans les escaliers. Mariette est internée en hôpital psychiatrique, son mari ne voulant pas que cet incident s’ébruite à quelques semaines des élections. Quand le feu prend dans l’immeuble où elle sous-loue un appartement, Millie saute par la fenêtre.

    Cette jeune secrétaire intérimaire vit dans la solitude la plus totale et porte une blessure béante depuis l’enfance. Surnommée la miraculée à l’hôpital car elle n’est pas blessée, Millie ne dit rien. Elle feint l’amnésie dont les médecins parlent. Et il y a Monsieur Mike. Cet ancien légionnaire d’à peine quarante ans qui a déserté l’armée. Trop d' horreurs et de sales besognes dont personne ne parlait et surtout pas les gradés qui donnaient les ordres. Après son retour dans le monde civil, personne ne voulait plus de lui, ni sa femme ni aucun employeur. Alors, il vit dans la rue sous un porche.
    A ces trois personnes en détresse , Jean propose de les aider, de les accueillir dans son association située dans un ancien atelier d’horlogerie. Le temps que Mariette retrouve confiance en eux, que la mémoire de Millie revienne. Monsieur Mike est embauché par Jean comme agent de sécurité. L’Atelier est un tremplin, un endroit où l’on reste un temps donné pour se refaire. Pas d'assistanat mais donner aux gens malmenés par la vie un second souffle.
    La suite est un merveilleux roman où Mariette, Millie et Monsieur Mike décrivent le fil des évènements. Millie poursuit dans son mensonge et devient Zelda une nouvelle personne blanche de tout passé, Mariette comprend que son mariage repose sur un leurre et Monsieur Mike se pose des questions sur les rouages opaques de l’atelier. Jean leur prépare une nouvelle vie sur mesure mais un grain de sable enraye toute la mécanique qui fonctionnait si bien jusqu’à présent.

    Valérie Tong Cuong pose de multiples réflexions sur la solidarité. Ce que l'on cherche consciemment ou non en tendant une main pour aider l’autre et ce que l'on gagne à être sorti d'une mauvaise passe qui perdure.
    Un très, très beau roman sur la solidarité et les secondes chances offertes à des personnes qui en ont besoin avec des personnages tellement vrais et tellement humains ! Je suis sortie émue de cette lecture et surtout remplie d’espoir. Et même s’il y a des mensonges, si Jean se révèle ne pas être le Bon Samaritain sous toutes les coutures, ce livre débouche sur une chaîne où chaque être humain a de l’importance.
    Pas de guimauve mais la réalité et beaucoup d'humanité. Un coup de cœur qui fait du bien !