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La tresse

Le Livre de Poche

7,20
24 février 2019

Une histoire bien tressée

On ne sait pas « pourquoi, certains livres, avant même leur parution, avant même qu’ils aient été lus, créent le buzz, s’annoncent comme des phénomènes, sont de la graine de best-sellers. C’est le cas avec ce premier roman, « La Tresse », déjà vendu à une dizaine de pays, dont l’Allemagne qui s’est complètement entichée du manuscrit.

L’auteure, Laetitia Colombani, est scénariste, réalisatrice et comédienne. Elle a déjà écrit deux films, « A la folie… pas du tout » et « Mes stars et moi ». Elle travaille aussi pour le théâtre, mais n’avait jamais publié de roman. Le fait qu’elle soit scénariste n’est pas anodin, car son texte justement est drôlement bien ficelé, et ce n’était pas gagné : trois histoires, trois femmes, trois pays, tous aux antipodes les uns des autres. Comment boucler cela, en 220 pages seulement, sans nous égarer en route, avec pour seul guide une tresse ?

La première femme, Smita, est indienne. Intouchable. Et comme tous les intouchables, elle accomplit les tâches les plus avilissantes. En ce qui la concerne, nettoyer les toilettes des gens. Elle n’arrive jamais à complètement se débarrasser de cette odeur de merde qui lui colle à la peau, imprègne chaque centimètre de son corps. Mais pour elle, une chose est certaine, sa fille doit se sortir de sa condition en suivant des études.

La deuxième, Giulia, est italienne. Sa famille possède un atelier de perruques. Une affaire dont elle découvre qu’elle est au bord de la ruine. Il lui faut trouver une solution pour la sortir du rouge…

La troisième enfin, Sarah, est canadienne. Une avocate à succès dont le salaire mensuel aligne les zéros. Mais elle évolue dans un monde dans lequel le moindre signe de faiblesse signe votre arrêt de mort. Elle a beau vouloir cacher son cancer à son patron et continuer à gagner ses procès comme si elle n’était pas épuisée par les chimio, le secret finira par fuiter…

Laetitia Colombani raconte ces trois destins de femmes unis par une tresse. Trois mèches de cheveux qui lient l’Inde, les Etats-Unis, l’Italie. Une histoire de solidarité, de résilience, un livre séduisant, plein de charme. Seul petit bémol, une certaine frustration car nous ne faisons finalement que survoler les destinées de ces trois héroïnes, alors qu'elles méritaient toutes notre intérêt... 

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BAD MAN

Auerbach Dathan

Belfond

21,90
17 février 2019

Huis-clos noir

Thriller ? Horreur ? Mystère ? Premier roman traduit en français d’un jeune Américain inconnu, « Bad Man » est un livre impossible à étiqueter, à cheval sur différents genres. Le héros, Ben, est rongé par la culpabilité : cinq ans avant, son petit frère a disparu dans le supermarché où il l’accompagnait. Depuis, sans relâche, l’adolescent fait du porte-à-porte avec ses questions et ses tracts. Il s’est même fait embaucher dans l’immense magasin comme employé de nuit pour pouvoir le fouiller.

L’angoisse qui suinte du récit tient à son mal-être, à ses complexes, mais aussi à la vie propre du lieu, à sa respiration nocturne. Dathan Auerbach maîtrise ce quasi huis-clos sur plus de 400 pages, suivant une ligne de crête entre réel et surnaturel, en équilibre instable. Ben interroge tout et tout le monde, jusqu’à ses propres rêves, et l’issue reste incertaine jusqu’aux dernières pages.

Ce personnage à la Steven Spielberg, plongé dans une atmosphère oppressante à la Stephen King, ferait un superbe héros de film. L’auteur ne voit pas si loin. Ce prof de philo de 34 ans, fluet et souriant, prend juste la vie comme elle vient, dans la douceur de sa Floride natale. Serait-ce parce qu’il s’est installé dans une ville appelée Destin ?

Ce livre paraîtra le 21 février

Notre interview de Dathan Auerbach [**est ici**](https://www.onlalu.com/2019/02/14/dathan-auerbach-interview-39649)

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Cadier Florence

Muscadier

9,50
17 février 2019

Dûr d'être homo

« Je les entends nous suivre » est un livre enivrant et plein de tendresse. Nous suivons la vie de Léo, un adolescent réservé, qui va vite découvrir son homosexualité. Lors d’une soirée, il rencontre Robin et tombe amoureux de lui. Leur histoire est différente, on ressent de l’angoisse et une envie de liberté terrible. À travers leur idylle, nous découvrons à quel point c’est difficile d’assumer son homosexualité quand on est jeune, même vis-à-vis de nos parents.
Facile, rapide à lire, ce roman plaira, j’en suis certaine, aux lecteurs comme moi, passionnés par les histoires d’amour.

**Margaux, 14 ans**

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AVEC TOI

Delabroy-Allard Paul

Thierry Magnier

14,90
17 février 2019

Une journée avec toi

C’est l’histoire d’une journée, racontée par une maman et sa petite-fille. Lorsqu’elles sont ensemble, elles vivent les mêmes événements, mais le racontent à leur manière. Chacune sur une page : droite pour la maman, gauche pour le récit de l’enfant. Elles vivent à deux, et cela leur suffit bien. Le quotidien commence par un long câlin, suivi d’un petit déjeuner. Puis, elles se séparent, après leur trajet : école pour « mon petit tigre », activité professionnelle pour « ma maman ».

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La transparence du temps
23,00
17 février 2019

Cuba : rhum, café et chercheurs d’art.

On est ravi de retrouver Mario Conde, le plus célèbre détective de La Havane, qui n’est pas au mieux de sa forme ; sur le point de fêter ses 60 ans, il se trouve décati, plus que jamais d’humeur mélancolique, même s’il est toujours entouré de ses amis fidèles et de son grand amour, la belle Tamara. Depuis qu’il a quitté la police voilà plusieurs années, il vit du commerce de livres rares et anciens, ce qui lui permet de s’approvisionner en mauvais rhum, cigarettes et café. A l’occasion, on fait appel à son flair de détective, comme cet ancien camarade de lycée devenu marchand d’art, un dénommé Bobby, dépouillé par son amant qui lui a aussi dérobé une statue de Vierge noire, un souvenir de famille auquel il tient comme à la prunelle de ses yeux, un peu trop selon Mario Conde qui découvre que cette représentation religieuse provient en réalité de Catalogne et vaut davantage qu’une simple relique familiale.

**Les pouvoirs de la Vierge noire**

Avec cette affaire, Mario Conde s’introduit dans le milieu sans pitié du commerce d’objets d’art, où les trafiquants à la petite semaine ne jouent pas dans la même cour que les puissants acteurs du marché et se font éliminer les uns après les autres.

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