Israël raconté à ma fille
EAN13
9782912833457
ISBN
978-2-912833-45-7
Éditeur
PROVINCIALES
Date de publication
Nombre de pages
124
Dimensions
17 x 10 x 0,7 cm
Poids
100 g
Fiches UNIMARC
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Israël raconté à ma fille

Provinciales

12.00
Au moment où la jeunesse « libérée » de notre pays, plus ou moins persuadée de son innocence ou inquiète de ses responsabilités, est prise pour cible, et se trouve également l'enjeu et la victime d'idéologies politiques contraires et de leur propagande, Guy Millière s'adresse à elle avec patience, exactitude et conviction et lui explique ce que représente pour elle et pour lui Israël. « Tu te demandes pourquoi, moi qui ne suis pas juif, je défends le pays juif. Tu vois qu'autour de toi, ce pays est critiqué, insulté, à un point tel que tu en viens à songer que ce n'est pas sans raison. Tu vois qu'à défendre ce pays on s'attire des ennuis qu'on pourrait aisément éviter. Je te répondrai qu'il n'est nul besoin d'être juif pour défendre le pays juif. Il suffit de le connaître, de le comprendre, et de discerner ce qu'il est. Et que les raisons de le critiquer ne sont pas celles que tu imagines... » Ce livre retrace d'abord un itinéraire : comment, quelles rencontres, quelles observations politiques, quelles découvertes en histoire, quel dégoût non seulement de l'antisémitisme et du terrorisme antijuif contemporain, mais des manipulations idéologiques de toutes sortes conduisent à une interrogation et à une recherche : « Longtemps, vois-tu, je n'ai rien su du pays juif. Je n'avais pas même la moindre curiosité envers les Juifs ou le judaïsme » mais plutôt « des prédispositions acquises pour adopter sur ce sujet une attitude circonspecte ». Avec une franchise qui forme le socle d'un caractère entier, un bon sens qui n'est pas sans naïveté, proche de l'esprit d'enfance, Guy Millière explique comment une expérience décisive l'a vacciné contre la propagande « progressiste » antisioniste prônée par ses aînés et collègues de faculté. Au début des années soixante-dix, il fit le voyage à Beyrouth pour rencontrer par leur entremise la « résistance palestinienne ». La personnalité de son interlocuteur l'alerta ; de fait c'est celui-ci qui peu après organisa l'attentat infâme contre les athlètes israéliens à Munich. Ce n'était pas un hasard ni une exception, mais une espèce de secret bien gardé. Les tendances antijuives de la cause palestinienne trouvaient des connections et puisaient largement dans le courant exterminateur nazi européen. L'antisémitisme cimentait des tendances refoulées depuis la fin de la guerre, tellement vivaces qu'alerter, défendre ou dénoncer paraissaient déjà vain. Les Européens fondamentalement ne voulaient pas épauler Israël ni reconnaître ce qu'ils devaient aux Juifs et au judaïsme. Millière alla chercher aux États-Unis une sorte d'antidote au conformisme et à la défiance. Le reste s'en suit c'est-à-dire un effort inlassable pour comprendre et faire comprendre les raisons d'Israël, pourquoi l'affirmation du droit à l'autodétermination d'un peuple si longtemps persécuté aurait dû être saluée et comment elle fut combattue, entravée, exécrée. Né en 1950, auteur d'une trentaine de livres, Guy Millière a été maître de conférence à l'Université Paris VIII (Histoire des cultures, Philosophie du droit), professeur invité à L'Université d'État de Californie et membre directeur du think tank américain Gatestone Institute (il a également participé aux travaux de l'American Entreprise Institute et de l'Hoover Institution et dirigé en France l'Institut Turgot). Politologue spécialiste des États-Unis, de tendance libérale en économie, il a soutenu la politique de redéfinition du Proche-Orient initié par George W Bush et en dépit de l'euphorie sans précédent pour son successeur, il a puissamment averti des dangers et des désastres dans lesquels Barack Obama entrainait l'Amérique et le monde. Il a prévu les dérives des révolutions arabes, alerté sur les menaces de l'islam radical et tout en le distinguant soigneusement des autres tendances de cette religion, il a dénoncé le chantage à l'islamophobie. Il a publié avec David Horowitz Comment le peuple palestinien fut inventé, 2011 et expliqué que « la guerre conventionnelle menée contre Israël et la guerre menée par le terrorisme ayant échoué, la troisième forme de guerre, le recours à la propagande et à la falsification » poursuivait les même buts exterminateurs (L'Etat à l'étoile jaune, 2013). Dans toutes ces attitudes il se définit lui-même d'un trait : « J'entends jeter une fois de plus un peu d'eau froide sur les braises, poser un regard froid sur la réalité, regarder plus loin que les masques, expliquer de toute urgence ce qui doit l'être, donner à comprendre et à voir. »
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