Les Antimodernes, De Joseph de Maistre à Roland Barthes
EAN13
9782070469185
ISBN
978-2-07-046918-5
Éditeur
Folio
Date de publication
Collection
Folio essais (618)
Nombre de pages
720
Dimensions
18 x 17 x 2 cm
Poids
353 g
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Les Antimodernes

De Joseph de Maistre à Roland Barthes

De

Folio

Folio essais

9.50

Autre version disponible

Qui sont les antimodernes ? Non pas les conservateurs, les académiques, les frileux, les pompiers, les réactionnaires, mais les modernes à contre-cœur, malgré eux, à leur corps défendant, ceux qui avancent en regardant dans le rétroviseur, comme Sartre disait de Baudelaire. Ce livre poursuit le filon de la résistance à la modernité qui traverse toute la modernité et qui en quelque manière la définit, en la distinguant d'un modernisme naïf, zélateur du progrès.Une première partie explore quelques grands thèmes caractéristiques du courant antimoderne aux XIXᵉ et XXᵉ siècles. Ces idées fixes sont au nombre de six : historique, la contre-révolution ; philosophique, les anti-Lumières ; morale, le pessimisme ; religieuse, le péché originel ; esthétique, le sublime ; et stylistique, la vitupération. Joseph de Maistre, Chateaubriand, Baudelaire, Flaubert d'un côté, de l'autre Proust, Caillois ou Cioran servent à dégager ces traits idéaux.Une seconde partie examine quelques grandes figures antimodernes aux XIXᵉ et XXᵉ siècles ou, plutôt, quelques configurations antimodernes majeures : Lacordaire, Léon Bloy, Péguy, Albert Thibaudet et Julien Benda, Julien Gracq et, enfin, Roland Barthes, «à l'arrière-garde de l'avant-garde», comme il aimait se situer.Entre les thèmes et les figures, des variations apparaissent, mais les antimodernes ont été le sel de la modernité, son revers ou son repli, sa réserve et sa ressource. Sans l'antimoderne, le moderne courait à sa perte, car les antimodernes ont donné la liberté aux modernes, ils ont été les modernes plus la liberté.
Postface inédite de l'auteur
Ce livre poursuit le filon de la résistance à la modernité qui traverse toute la modernité et qui en quelque manière la définit, en la distinguant d'un modernisme naïf, zélateur du progrès. Postface inédite de l'auteur.

S'identifier pour envoyer des commentaires.

Autres contributions de...

Plus d'informations sur Antoine Compagnon