Prédation, Nature, le nouvel eldorado de la finance
Éditeur
La Découverte
Date de publication
Collection
Cahiers libres
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Prédation

Nature, le nouvel eldorado de la finance

La Découverte

Cahiers libres

Aide EAN13 : 9782707186164
  • Fichier EPUB, avec Marquage en filigrane
11.99
La protection de l'environnement est un marché mondial juteux. On connaissait
le business du " développement durable " et de la " croissance verte ". Mais
on ignore souvent qu'un pas supplémentaire vient d'être franchi : désormais,
terres, animaux et végétaux sont transformés en produits financiers. Cette
enquête impressionnante raconte l'histoire de la mainmise sur les ressources
vivantes à l'échelle planétaire, véritable entreprise de prédation. Avec un
film documentaire sur Arte.

La protection de l'environnement devient un marché particulièrement juteux. On
connaît déjà le business du développement durable et de la croissance verte.
Un pas supplémentaire est toutefois en passe d'être franchi : désormais, les
terres, les forêts, les animaux et les végétaux sont transformés en produits
bancaires et financiers. De fait, selon le vieil adage " tout ce qui est rare
est cher ", les espèces vivantes en voie de disparition, les terres et les
écosystèmes menacés prennent de la valeur. La nature devient alors un capital
sur lequel il est possible de spéculer.
Cette enquête raconte l'histoire de la mainmise économique et bancaire sur les
ressources vivantes à l'échelle planétaire, une véritable entreprise de
prédation. Elle révèle que des banques et des fonds d'investissement achètent
aujourd'hui d'immenses zones naturelles riches en espèces animales et
végétales en danger, partout dans le monde, pour les échanger sur des marchés.
Elle dévoile également le rôle crucial des lobbies, qui s'activent auprès des
institutions européennes et internationales pour favoriser le développement de
cette branche financière du _green business_.
Sandrine Feydel et Christophe Bonneuil nous conduisent en Ouganda, au Brésil,
en Amazonie, aux États-Unis et en Malaisie, où des bio-banques " protègent "
désormais des écosystèmes en danger. Ils décrivent les dangers auxquels se
trouvent alors exposés les populations locales et leur environnement naturel.
Ils montrent enfin que ce sont souvent les entreprises les plus destructrices
de l'environnement, comme les industries minières et pétrolières, qui
s'intéressent à ces marchés, et que les institutions financières responsables
de la crise des subprimes en 2008 n'en ont décidément tiré aucune leçon et
nous préparent un " krach vert "...
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