EAN13
9783864423949
ISBN
978-3-86442-394-9
Éditeur
Snoeck
Date de publication
Nombre de pages
144
Dimensions
28 x 20 x 2 cm
Poids
650 g
Langue
anglais
Fiches UNIMARC
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Time Machine Balthus

Cat. CFA Contemporary Fine Arts Berlin

Snoeck

29.80
Au début, la collection n’était pas conçue comme telle, à ­l’instar de la plupart des collections. Le but était de travailler sur l’inconnu, l’incompréhensible, et de s’en entourer. Il s’agissait de la fascination pour l’artisanat et de faire place à cette fascination chez soi afin de garder la conscience du charme permanent de l’existence. Le collectionneur est allé chercher les profondeurs de l’inconscient, de la philosophie, de la technique picturale et ce faisant, il a aussi fait entrer le Berlin sauvage et agité dans le calme de ses quatre murs. Suivons maintenant les traces de cette collection, suivons les différents conteurs fiables ou non. Qu’ils soient collectionneurs, galeristes, auteurs ou observateurs, ce qui reste, ce sont leurs histoires. Les histoires d’expositions d’une journée pour prétendants au trôle danois et des festins qui ont suivi ou de tableaux tout juste achevés pour l’exposition qui n’ont pu entrer au catalogue – pour cause de clôture de la rédaction. Les histoires de tableaux qui, après avoir été achetés pour orner un logement particulier, ont d’abord disparu pendant des années dans les musées, de fêtes somptueuses avant et après les inaugurations, sans raison, juste comme ça ... La nature métaphysique de l’art est intemporelle et c’est précisément ce qui en fait une machine à remonter le temps, ce que ne sont pas en revanche les oeuvres d’art prises individuellement qui sont toujours l’expression d’une époque, qu’elles le veuillent ou non, et racontent par conséquent l’histoire de leur temps : l’histoire de leur naissance, une histoire d’exposition, une histoire de collection, une histoire de prix. Notre collection aussi raconte une histoire spéci­fique de son temps. Et pour suivre de nouveau une conteuse peu fiable, elleraconte un Berlin des années 1990 et 2000 dans lequel tant de choses étaient possibles car on trouvait de grands espaces pour peu d’argent. La collection raconte justement aussi l’histoire de galeries dans des arrière-cours, de projets et d’espaces improvisés qui sont ensuite devenus des institutions et du « Club Berlin » qui associait les fêtes et l’art, la techno et la politique.
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