La santé en Chine du Sud (1898-1928)
Éditeur
CNRS Éditions via OpenEdition
Date de publication
Collection
Histoire
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

La santé en Chine du Sud (1898-1928)

CNRS Éditions via OpenEdition

Histoire

AideEAN13 : 9782271127969
  • Fichier PDF, libre d'utilisation
  • Fichier EPUB, libre d'utilisation
  • Fichier Mobipocket, libre d'utilisation
  • Lecture en ligne, lecture en ligne
11.99

En Chine du Sud, les provinces du Yunnan, du Guangxi et du Guangdong sont
depuis toujours entachées d’une mauvaise réputation sanitaire. À la fin du
XIXe siècle, l’arrivée de médecins occidentaux, pasteuriens convaincus, va
modifier notre connaissance de la santé en Chine. Ces praticiens, munis de
microscopes et capables d’utiliser dans leur diagnostic une sémiologie
nouvelle, identifient quelques pathologies et de grandes épidémies. Mais en
essayant de traiter ou d’hospitaliser la population locale, ils modifient
également les pratiques de santé. Au contact de ces médecins, qui restent
dépourvus d’autorité officielle à l’égard de la population chinoise, le
gouvernement des Qing met sur pied une police sanitaire, première autorité
publique moderne à se voir confiée la santé de la nation chinoise. Là où les
médecins occidentaux s’activent à soigner et à former la population, des
notables et des riches marchands chinois établissent des structures
charitables concurrentes qui diffusent notions et techniques occidentales de
santé. Parallèlement, pour lutter contre l’influence étrangère, les médecins
traditionnels s’efforcent d’unifier leurs savoirs et de s’organiser dans le
cadre d’une véritable profession. Sous la triple impulsion des médecins
occidentaux, de l’Etat et des élites locales, les pratiques individuelles de
santé évoluent. Vers la fin des années 1920, et dans les villes ouvertes à
l’étranger, si la médecine traditionnelle, la religion et la magie persistent,
le recours à la médecine occidentale s’est élargi à toutes les classes de la
population pour des pathologies de plus en plus variées. Grâce à
l’exploitation systématique des archives sanitaires coloniales françaises,
combinée à celle des « chroniques locales » chinoises rédigées aux XIXe et XXe
siècles, l’auteur montre comment la multiplicité des références et des
pratiques médicales a favorisé l’adoption de modèles thérapeutiques étrangers.

S'identifier pour envoyer des commentaires.