F. H. Bradley et l’idéalisme britannique, Les années de formation (1865-1876)
Éditeur
Artois Presses Université
Date de publication
Collection
Lettres et civilisations étrangères
Langue
français
Fiches UNIMARC
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F. H. Bradley et l’idéalisme britannique

Les années de formation (1865-1876)

Artois Presses Université

Lettres et civilisations étrangères

AideEAN13 : 9782848324319
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Il est fréquent de lire que la philosophie de K H. Bradley a été négligée, et
que cette situation relève du paradoxe dans la mesure où il était considéré
comme un auteur philosophique majeur de son vivant. De façon similaire,
l’idéalisme, qui a dominé la sphère philosophique britannique pendant le
dernier tiers du XIXe siècle, est souvent présenté comme un phénomène étrange
dans un pays où l’empirisme, comme l’opinion commune s’accorde à le dire,
constitue la tradition philosophique majeure. L’explication couramment retenue
est que l’idéalisme et l’œuvre de Bradley n’ont été que des transitions,
préparant l’éclosion de la philosophie de Bertrand Russell et de l’empirisme
logique au début du XXe siècle. Cette explication est insuffisante. Elle
ignore l’importance du retour à la spéculation métaphysique de la philosophie
anglaise pendant tout le XIXe siècle et elle masque les circonstances qui
l’ont accompagné. Une réévaluation a été menée en Angleterre depuis les années
1980, et la publication récente des inédits de Bradley et de sa correspondance
apporte des indications fort utiles sur l’essor de l’idéalisme au moment où
Bradley a entrepris ses études de philosophie. La forme caractéristique de
l’idéalisme britannique pendant la période victorienne tardive, le néo-
hégélianisme, est le fruit d’un bouleversement philosophique initié au début
du siècle par les romantiques sur fond d’essoufflement des philosophies
britanniques de l’époque. H est aussi au programme d’un cénacle idéaliste
officieux constitué à Oxford à la fin des années 1860 autour de T. H. Green,
dont Bradley a été le fer de lance. En outre, ce mouvement idéaliste n’a pas
suivi à la lettre le système hégélien : il a également puisé dans un fonds
platonicien autochtone qui en a été en quelque sorte le substrat vital. C’est
ce que confirme l’évolution même de la philosophie de Bradley pendant ses
années de formation.

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