Trois heures du matin, Littérature étrangère
Éditeur
Slatkine & Cie
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
S'identifier

Trois heures du matin

Littérature étrangère

Slatkine & Cie

AideEAN13 : 9782889441334
  • Fichier EPUB, avec DRM Adobe
    Partage

    6 appareils

10.99

Autre version disponible

**Étudiant rendu solitaire par sa condition épileptique, Antonio est emmené
par son père à Marseille pour consulter un spécialiste.**

En juin 1983, un Italien de dix-sept ans se retrouve à Marseille avec son
père. Pour finaliser un traitement médical, on préconise au jeune homme de ne
pas dormir durant quarante-huit heures et de prendre à intervalles réguliers
des amphétamines. Son père l’accompagne. Un livre initiatique aussi fin
qu’émouvant. La rencontre que vous n’avez jamais eue avec votre père.

**Une histoire déchirante sur la relation d'un père et son fils, sur le
passage du temps, les illusions et les regrets, sur l’amour.**

EXTRAIT

Un jour de février, mon père est venu nous voir à la maison. Ma mère et lui se
sont dit bonjour avec cette courtoisie habituelle qui me tapait tellement sur
les nerfs. Je me demandais toujours pourquoi ma mère, qui avait, pour autant
que je puisse en juger, été larguée par mon père, ne nourrissait pas, ne
manifestait pas un sain ressentiment à son égard.
« Lundi prochain, on va à Marseille », a annoncé mon père sans préambule. Ma
mère écoutait en silence, à l’évidence elle était déjà au courant du projet.
— Où ça ? ai-je demandé.
— À Marseille, en France.
— Et qu’est-ce qu’on va y faire ?
Il m’a expliqué que ma mère et lui avaient compris que tout ne fonctionnait
pas dans le traitement que je suivais. Ils avaient des doutes sur la quantité
de médicaments, sur leur dosage, et sur l’extravagance de certaines règles de
vie. Ils avaient compris que, dans l’ensemble, j’étais en difficulté (quelle
foudroyante intuition ! ai-je failli m’exclamer avec ce qui me restait
d’agressivité adolescente). En bref, il fallait consulter un autre médecin et
vérifier si la thérapie que je suivais convenait ou s’il fallait la modifier.
Ils avaient commencé à s’informer pour savoir quels étaient en Italie et à
l’étranger les meilleurs spécialistes de ce « trouble » ‒ je crois que mes
parents n’ont jamais prononcé en ma présence le mot « épilepsie ». Leur
recherche les avait amenés à conclure que le meilleur spécialiste de ce «
trouble » chez les enfants et les jeunes était un certain professeur Henri
Gastaut, à Marseille.

À PROPOS DE L'AUTEUR

**Gianrico Carofiglio** est né à Bari en 1961. Procureur, conseiller du
Comité anti-mafia au Parlement italien, il a été sénateur de 2008 à 2013. Ses
romans et ses essais sont traduits dans le monde entier.

S'identifier pour envoyer des commentaires.