A Room of One's Own
Éditeur
Les explocrapatouilleurs
Date de publication
Collection
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Langue
français
Fiches UNIMARC
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A Room of One's Own

Les explocrapatouilleurs

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AideEAN13 : 9791038400030
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_« J’aime souvent les femmes._

_J’aime leur anticonformisme._

_J’aime leur complétude._

_J’aime leur anonymat... »_

Redécouvrez cet essai qui bouleversa toute la condition féminine à l’échelle
de son siècle, dans son édition originale.

Résumé :

** _Une chambre à soi_** (titre original : _A Room of One's Own_ ) est un
[essai](https://fr.wikipedia.org/wiki/Essai) de [Virginia
Woolf](https://fr.wikipedia.org/wiki/Virginia_Woolf), publié pour la première
fois en [1929](https://fr.wikipedia.org/wiki/1929_en_litt%C3%A9rature). Il se
base sur plusieurs conférences que celle-ci a données en octobre 1928 dans
deux [collèges pour
femmes](https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_pour_femmes) de
[Cambridge](https://fr.wikipedia.org/wiki/Universit%C3%A9_de_Cambridge),
[Newnham College](https://fr.wikipedia.org/wiki/Newnham_College_\(Cambridge\))
et [Girton
College](https://fr.wikipedia.org/wiki/Girton_College_\(Cambridge\)).

Le sujet principal de ce texte est la place des écrivaines dans l'histoire de
la littérature, principalement dans le contexte britannique. Woolf se penche
sur les facteurs qui ont entravé l'accession des femmes à l'éducation, à la
production littéraire et au succès. L'une de ses thèses principales, qui a
donné son titre à l'ouvrage, est qu'une femme doit au moins disposer « de
quelque argent et d'une chambre à soi » si elle veut produire une œuvre
romanesque.

Ce texte est considéré comme tenant une place importante dans l'histoire du
[féminisme](https://fr.wikipedia.org/wiki/F%C3%A9minisme).

Dans un style mêlant évocation, questionnements et ironie, Virginia Woolf
détaille les conditions matérielles limitant l'accès des femmes à l'écriture :
difficultés pour les femmes à voyager seules pour s'ouvrir l'esprit, à
s'installer à la terrasse d'un restaurant pour prendre le temps de réfléchir,
à s'asseoir dans l'herbe à la recherche d'une idée ou encore à accéder à la
bibliothèque des universités anglaises traditionnelles (où elles devaient être
accompagnées par un membre de la faculté). Woolf s'attarde sur les contraintes
liées au mariage, à la charge des enfants et du ménage, ne laissant plus le
temps aux femmes de se consacrer à l'écriture. À un évêque qui déclarait qu'il
était impossible qu'une femme ait eu dans le passé, ait dans le présent ou
dans l'avenir le génie de
[Shakespeare](https://fr.wikipedia.org/wiki/William_Shakespeare), elle répond
« il aurait été impensable qu'une femme écrivît les pièces de Shakespeare à
l'époque de Shakespeare » en comparant les conditions de vie de Shakespeare et
celles de sa sœur (fictive).

Quand bien même les femmes voulaient écrire dans ces conditions, elles
devaient braver le discours dominant qui leur faisait douter de leurs
capacités et tentait de les décourager : « La caractéristique de la femme,
disait avec emphase M. Greg, c'est d'être entretenue par l'homme et d'être à
son service. Il existait une masse immense de déclarations masculines tendant
à démontrer qu'on ne pouvait rien attendre, intellectuellement, d'une femme. »

Woolf dégage deux éléments indispensables pour permettre à une femme d'écrire
:

* avoir une chambre à soi qu'elle peut fermer à clé afin de pouvoir écrire sans être dérangée par les membres de sa famille ;
* disposer de 500 £ de rente lui permettant de vivre sans soucis. Elle rappelle à ce titre que les femmes ne pouvaient pas posséder l'argent qu'elles gagnaient, et déclare, à l'époque où les femmes se voient accorder le droit de vote : « De ces deux choses, le vote et l'argent, l'argent, je l'avoue, me sembla de beaucoup la plus importante. »

Quand bien même les femmes auraient pu braver toutes ces épreuves et publier
un livre, elles devraient encore faire face à la critique empreinte de «
valeurs masculines » : « Parlons franc, le football et le sport sont choses «
importantes » ; le culte de la mode, l'achat des vêtements sont choses «
futiles ». Et il est inévitable que ces valeurs soient transposées de la vie
dans la fiction. »

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