Du fonctionnement de la pensée à la philosophie orientale
Éditeur
Anovi
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Du fonctionnement de la pensée à la philosophie orientale

Anovi

9.99

Dans les sciences dites fondamentales, comme la physique théorique, il existe deux types de théories, les théorie de modèles, qui proposent un modèle, et les théorie de principe, qui déduisent tous leurs résultats d'un principe fondamental, qui doit être le plus simple possible, et issu de l'expérience. Nous proposons ici une théorie de principe pour décrire la pensée. Son principe fondamental est que les phénomènes de pensée peuvent être déduits à partir d'une seule opération élémentaire qui est une opération d'identification de structures simples.

La première conséquence de ce principe est qu'on peut unifier deux logiques considérées jusque là comme opposées, à savoir la logique scientifique des syllogismes et la logique de l'inconscient. On peut montrer ensuite que les mathématiques sont très exactement le système des identifications, et que la physique fonctionne par identifications tout autant. On peut déduire aussi de notre principe premier beaucoup de phénomènes linguistiques, notamment la formation du sens.

Une conséquence essentielle du principe des identifications est que des trois registres lacaniens formant le système RSI à savoir le réel, le symbolique et l'imaginaire, le symbolique peut être dérivé de l'imaginaire. Par exemple les identifications fonctionnent tout aussi bien pour le monde pré-verbal du nourrisson que pour le monde verbal de l'adulte, ou que pour le calcul formel du scientifique. Dès lors on est ramené à un simple système RI, réel imaginaire, dont on étudie les liens.

Ce que Lacan avait nommé sujet, ou sujet de l'inconscient trouve ici une solution très naturelle. N'ayant plus d'inconscient, puisqu'il ne nous reste que les identifications imaginaires, on a dans le système RI, un moi imaginaire, et un Sujet réel. Or ce Sujet réel est au delà de l'esprit et de la pensée, l'on rejoint par ce biais la philosophie orientale.

L'étude des liens entre l'imaginaire et le réel nous amène à examiner la possibilité de la science. Toute pensée étant imaginaire, on rejoint l'adage socratique qu'on ne peut rien connaitre, mais cet imaginaire étant traversé par une Unité réelle, la science n'en est pas moins possible, du fait essentiellement de notre statut d'êtres vivants dans ce monde. Ainsi la science ne peut que confirmer encore et encore cette Unité, comme elle l'a fait par exemple avec la physique quantique, et avancer vers une unification de la physique, de la chimie, des origines de la vie et du fonctionnement de la pensée.

Notre théorie, ramenant la pensée du côté de l'imaginaire, nous amène au bord de la philosophie des Upanishads. Il est ainsi montré que le principe des identifications rejoint nécessairement la philosophie orientale, posant le réel comme ce qui est au delà de l'esprit.

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