L'économie au pluriel, Les théories économiques face aux défis environnementaux et sociaux
Éditeur
Mardaga
Date de publication
Langue
français
Fiches UNIMARC
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L'économie au pluriel

Les théories économiques face aux défis environnementaux et sociaux

Mardaga

AideEAN13 : 9782804708054
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24.99

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**La science économique ne peut plus ignorer le contexte sociétal et
environnemental actuel.**

La science économique domine nos sociétés actuelles, et finit par être un
moyen et une fin à la fois. L’économisation de nos relations sociales
progresse et pénètre des domaines de plus en plus lointains de son champ
initial. L’éducation, au lieu de former des citoyens instruits, devient un
investissement dans le capital humain ; la médecine doit moins guérir qu’être
rentable ; la culture n’est pas une forme d’épanouissement créatif mais un
marché. Bref, notre société est envahie par le jargon économique, et les
relations sociales sont justifiées uniquement si elles sont pratiquées au
moindre coût et à profit immédiat.
Pourtant, un défi sans précédent se présente maintenant à elle. Il n’est
aujourd’hui plus possible d’analyser l’économie pour elle-même, en faisant
abstraction du contexte sociétal. Se laisser séduire par les intérêts
onomiques à court terme revient à faire l’autruche face aux bouleversements
écologiques ainsi que sociaux et à rester inactif. Cet ouvrage analyse les
conséquences néfastes de cette attitude, et invite à une politique active dans
une optique de développement durable. L’auteur retrace l’évolution récente de
la pensée économique, avant d’éclairer le lien entre économie et société. Il
plaide ensuite pour une réforme en profondeur de la politique économique
actuelle.

**Cet ouvrage de sciences économiques, rédigé par un professeur émérite
d’économie de l’Université de Genève, souligne les impasses d'une économie à
court terme et invite à adopter une nouvelle politique économique dans une
perspective de développement durable.**

EXTRAIT

C’est une façon commode de concilier les pratiques économiques actuelles avec
les exigences environnementales, sans devoir changer les premières : c’est le
progrès technique qui protégerait le mieux l’environnement tout en soutenant
la croissance économique. La politique environnementale n’aurait qu’à miser
sur le « tout technologique ».
L’effort intellectuel visant à comprendre le milieu naturel comme un vaste
écosystème dont dépendent nos activités économiques est donc détourné pour
soutenir la thèse inverse : le marché qui ne s’intéresse à l’environnement que
sous sa forme de ressources productives résout les problèmes environnementaux.
Une fois de plus, un problème qui gêne la modélisation économique est délégué
à d’autres disciplines.
Une spécialisation scientifique de plus en plus pointue en est la conséquence.
Les économistes se concentrent sur l’économie et laissent le domaine
environnemental aux sciences naturelles et aux ingénieurs, tel serait la
stratégie de recherche la plus prometteuse. Ils restent cloîtrés dans leurs
propres modèles et ne cherchent pas à mieux comprendre l’interdépendance entre
l’économie, l’environnement et le social. Au lieu d’une curiosité
intellectuelle, ils offrent une seule perspective : imposer leur raisonnement
à tous les problèmes environnementaux et sociaux sous le seul angle
économique.

À PROPOS DE L'AUTEUR

**Beat Bürgenmeier** est professeur émérite d’économie de l’Université de
Genève. Il a été président du comité scientifique de « Fondaterra », fondation
européenne pour des territoires durables, et du Conseil de l’Association
allemande des professionnels de l'environnement. Il préside en Suisse l’organe
consultatif de l’Office fédéral de l’environnement pour la recherche
fondamentale. Il est également expert auprès d’instances gouvernementales de
plusieurs pays et auteur de nombreuses publications sur le sujet.

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