Les débris épars du progrès, Évolutionnisme vs anthropologie
Éditeur
Éditions de la Maison des sciences de l’homme
Date de publication
Collection
Le (bien) commun
Langue
français
Fiches UNIMARC
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Les débris épars du progrès

Évolutionnisme vs anthropologie

Éditions de la Maison des sciences de l’homme

Le (bien) commun

AideEAN13 : 9782735122691
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Les sciences sociales ont trouvé leur inspiration initiale et leurs premières
bases théoriques dans l’évolutionnisme. Et celui-ci, même s’il a généralement
cessé de constituer un paradigme explicite, continue d’orienter implicitement
leurs élaborations et, au-delà, les représentations communes de la condition
humaine. Il le fait à travers une certaine façon de fonder les typologies sur
le sens du temps et sur son pouvoir hiérarchisant – autrement dit, sur une
certaine conception (« progressiste ») de la modernité. S’inspirant de la
pensée antiévolutionniste et universaliste de Herder, et s’appuyant sur des
exemples empruntés à l’Europe aussi bien qu’à l’Asie ou à l’Afrique,
l’ouvrage, à l’encontre de cette conception, conteste les théories qui font de
la séparation du politique et du religieux l’alpha et l’oméga de la modernité
et déconstruit les grandes oppositions chrono-typologiques
(communauté/société, holisme/individualisme, ethnie/nation...) qui réduisent
caricaturalement la variété des sociétés humaines. C’est de cette variété
universelle qu’une anthropologie du contemporain a à rendre compte, et donc de
la diversité des ordres – et des contre-ordres – concevables, retrouvant ainsi
la vertu subversive de Montaigne et de ses Cannibales.

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