J'aurai ta peau, Dominique A.

J'aurai ta peau, Dominique A.

Olivier Balez

Glénat BD

  • 12 avril 2013

    bande dessinée

    C'est vrai que je ne connais pas spécialement l'univers musical de Monsieur Dominique A. mon cher-et-tendre le connait mieux, lui qui aime la scène musicale française peu connue. Je lui ai donc offert "comme ça", puis je l'ai lu, ma curiosité me poussant.

    Ce que j'ai beaucoup aimé, finalement, c'est la préface de Monsieur Dominique A, et ce qu'il dit à propos de sa passion pour la musique : "j'ai sciemment déblayé le terrain tout autour de moi, je me suis coupé tous les ponts qui m'auraient permis d'échapper au micro et aux planches. J'étais un monstre de détermination". Avis aux chanteurs n'ayant pas fait carrière et ruminant, depuis....

    L'amitié avec Philippe Katherine, plus médiatique, est sympathique et drôle ; la dernière planche également.

    L'image que je retiendrai :

    Celle de Philippe Katherine jouant à la console la tête à l'envers, qui en connait un rayon en dinguerie, mais lui c'est pour rire.

    http://motamots.canalblog.com/archives/2013/04/10/26552358.html


  • par
    16 janvier 2013

    Coup de coeur pour cette BD

    Forcément avec un tel titre, je ne pouvais que sauter sur cette BD, moi qui comme je le disais en fin d'année dernière aime beaucoup ce chanteur (clic). Et bien m'en a pris (je tiens ici à remercier Le Merydien qui m'a mis la puce à l'oreille dans l'un de ses commentaires sur l'article concerné par le "clic" précédent).

    Voilà donc le chanteur menacé de mort qui devient parano se demandant bien pourquoi on lui en veut. Le soutien de son ami Philippe Katerine n'est pas vraiment là pour le rassurer :

    "- C'est bizarre qu'on s'acharne précisément sur toi.

    - Qu'est-ce que tu veux dire ?

    - Ben, d'habitude, les dingues, ils s'attaquent aux stars, pas aux chanteurs plus... enfin, moins... C'est juste que t'es pas super connu, tu vois ?

    - Ben, si, quand même un peu." (p.13)

    Le dialogue qui se poursuit est tout aussi savoureux entre Dominique A un rien vexé de n'être pas reconnu à sa juste valeur et P. Katerine qui se moque gentiment de son copain. C'est d'ailleurs toute la BD qui est savoureuse. Des dialogues et des situations drôles -enfin pour nous lecteurs, peut-être moins pour Dominique A-, un chanteur obligé de réfléchir sur sa condition d'artiste et sur la manière dont il est parvenu à icelle ; parce qu'après tout, il aurait pu faire autre chose que chanteur monsieur Ané ! Le scénario (A. Le Gouëfflec) est plaisant, marrant et original et point n'est besoin de connaître la discographie du chanteur pour apprécier cette BD -même si je ne saurais trop vous conseiller de vous pencher dessus.

    Pour les dessins (O. Balez), je suis un peu moins calé pour les critiquer, mais je peux dire qu'ils me paraissent très bons. En fait, je les aime bien parce qu'ils sont assez réalistes sans aller dans des détails très précis : on reconnaît sans peine les protagonistes. Leurs émotions sont très visibles et l'on ne peut s'empêcher de rire parfois des attitudes ou remarques des uns et des autres. Les couleurs sont plutôt dans des tons chauds (mise à part la vêture de Dominique A, éternellement noire).

    Une BD qui sort de l'ordinaire mettant en scène des personnes vivantes, dont Dominique A, qui signe la préface de l'ouvrage s'inquiétant un peu de son sort : "... à l'heure d'aujourd'hui, même si je sais grosso modo de quoi l'histoire retourne, je n'ai eu que quelques planches sous les yeux. Et si je ne m'abuse, il est question d'avoir ma peau dans le titre... Dans quel(s) guépier(s) m'ont-ils fourré ? Comme si la vie n'était pas assez compliquée..." (p. 2)

    J'ai adoré cette BD tant par le scénario que par les dessins, l'ambiance qu'ils créent. Un coup de coeur en cette nouvelle année !