Rivage de la colère

Rivage de la colère

Caroline Laurent

Les Escales

  • par (Libraire)
    23 mars 2020

    Une tragédie contemporaine

    Deuxième roman attendu, "Rivage de la colère" ne trahit pas nos espoirs et l'on y retrouve avec plaisir la plume et l'engagement de Caroline Laurent. Tragique et méconnue, l'histoire récente de l'archipel des Chagos et de ses populations déportées trouve un écho dans la "petite histoire", celle de Marie et Gabriel, couple d'amoureux maudits. Sensible et émouvant, sans jamais sombrer dans le pathos, ce roman m'a transportée, pour quelques heures, sur des rivages insoupçonnés que j'ai quittés à regret.


  • 19 février 2020

    Et soudain, l'espoir

    En 2017, Caroline Laurent co-écrit avec Évelyne Pisier Et soudain, la liberté (Les Escales et Pocket) qui séduit libraires et lecteurs, roman auréolé de plusieurs prix qui surprend par la force narrative et la maturité du propos. L’attente était alors forte pour ce premier roman intégralement personnel.

    Une urgence, celle de dévoiler au grand jour un drame méconnu. Une responsabilité, celle de l’écrivain qui se doit de témoigner. Caroline Laurent est franco-mauricienne et se souvient, qu’enfant, elle entendait sa mère évoquer parfois le drame d’une petite population d’îliens. 1967, l’Ile Maurice accède à son indépendance à la suite d’un référendum victorieux mais l’Empire colonial britannique négocie et conserve un chapelet d’îles pour raisons militaires. Un paradis sur terre qui deviendra base militaire. 1967, sur l’Ile de Diego Garcia, archipel des Chagos, les habitants vivent simplement, évoluent heureux dans cette nature éblouissante, dans ce lagon pur. Sous la direction d’un gouverneur britannique, Mollinard, ils travaillent à la récolte des noix de coco. Simples cahutes, pieds nus, solidarité ancrée au cœur, les chagossiens connaissent du monde leur seule ligne d’horizon et cela leur suffit. Ainsi la belle Marie-Pierre Ladouceur vit sans entraves, consomme l’amour avec envie, entourée par les siens. Marie-Pierre Ladouceur, un nom comme une caresse, comme une promesse, une invitation pour Gabriel Neymorin, venu seconder Mollinard. L’histoire d’amour est belle et le décor somptueux. Le déchirement sera terrible. 1971, sans prévenir, les soldats anglais expulsent les chagossiens qui ont eu seulement une heure pour rassembler leur baluchon. Expulsés de leur terre, laissant derrière eux leur vie et leurs morts. Pire que des chiens, ah le sort envieux des chiens ! Ils sont entassés dans des bateaux et débarquent hagards sur l’île Maurice, dans un bidonville, sans aucun accueil. Ce récit est celui de la lutte d’un peuple, quelques milliers d’habitants, qui après la résignation se redressera en colère, faisant un peu faiblir la rigidité administrative, portant au tribunal cette infâme confiscation. Caroline Laurent, en prenant le temps de poser ses personnages, de les faire évoluer dans leur primo-paradis maternel, donne une force narrative incroyable à son roman. Le lecteur devient chagossien. Page après page, le texte prend de la puissance, les personnages de l’ampleur. Projet ample, habilement construit en alternant les époques et les personnages, Rivage de la colère ne bascule jamais dans la facilité de juger, de moraliser. L’homme, on le sait, est parfois un monstre capable de profiter de l’ignorance. Caroline Laurent combat l’ignorance autour de cette sombre page d’Histoire et utilise la littérature comme une (l)arme, un magnifique chant de vie : et soudain, l’espoir !

    Article in "Page des libraires" - n°200


  • par (Libraire)
    17 février 2020

    C’est l’histoire d’un amour impossible entre Marie, chagossienne et Gabriel, créole mauricien. C’est surtout le récit bouleversant d’une page de l’histoire méconnue : le décolonialisme de l’archipel des Chagos dans l’Océan Indien. Caroline Laurent nous livre une fresque passionnante, bouleversante et révoltante. Un souffle puissant et un sens du récit indéniable.


  • par (Libraire)
    15 février 2020

    Conseillé par Lyonel

    Que s’est-il passé là où l’on touche la rive? Le rivage que Caroline Laurent nous décrit, nous raconte - c’est celui de l’Archipel des Chagos. Lieu isolé - rattaché à l’île Maurice et à la domination britannique - Les Chagos sont tissés de songes singuliers et de croyances ancestrales. Ce lieu est aussi une zone stratégique, zone ficelée par les diverses ambitions géopolitiques.
    Cet endroit, Diego Garcia, va devenir également le paysage des révélations et des secrets. C’est là tout le talent de Caroline Laurent que de distiller du romanesque à travers un faisceau de faits historiques. C’est aussi une évocation intime, personnelle. La passion amoureuse qui va lier les deux principaux personnages que tout oppose - la chagossienne Marie-Pierre Ladouceur et le mauricien Gabriel Neymorin - se calque admirablement au tragique de l’histoire. Récit intense, pétri de rage et de colère, que rien n’apaise. Pas même les quelques souvenirs figés dans la douceur: l’intensité des émotions consume tout ici. Et souffle, toujours aussi fort, le long des rivages des Chagos, l’implacable injustice.


  • par (Libraire)
    1 février 2020

    Un fait historique puissant

    Un second roman très riche en Histoire. Une part inconnue de la colonisation britannique traitée avec brio.


  • par (Libraire)
    28 janvier 2020

    Aux îliens oubliés.

    Ce deuxième ouvrage de Caroline Laurent est à la hauteur du précédent, et de l'Histoire. Elle revient dans ce roman sur des faits pas si anciens et pourtant méconnus : l'exil forcés des habitants des Chagos, archipel rattaché à Maurice et objet de convoitise et de gros sous. Mais où est l'humain, quand l'avenir d'un peuple se joue depuis les chauds bureaux londoniens ?
    Avec Marie-Pierre Ladouceur et Gabriel Neymorin, on embrasse la cause d'un peuple et on s'embrase, pour que l'Histoire n'oublie pas ceux qui, encore aujourd'hui, ne peuvent pas retrouver leur île et leurs morts pour que grandissent leurs survivants.


  • par (Libraire)
    9 janvier 2020

    Formidable!

    Quelle lecture éprouvante!
    J'ai milité avec les Chagossiens, j'ai eu faim, j'ai eu mal, j'ai pleuré, j'ai aimé...
    Un livre formidable qui ne m'a pas laissé intact, pour mon grand plus bonheur.


  • par (Libraire)
    18 décembre 2019

    Attention : addiction certaine à ce roman !

    Laissez-vous immerger par la vie simple des Chagos, cet archipel inconnu de l'Océan indien, rattaché à la terre lointaine de l'Ile Maurice jusqu'à son indépendance en 1968.
    Le drame des Chagos, c'est celui de ses habitants déracinés de leur terre ancestrale, démunis face à la puissance des états. Parmi eux, Marie-Pierre Ladouceur, Chagossienne aux pieds nus, devient l'héroïne qui symbolise toute la douleur et la révolte de son peuple.
    Caroline Laurent porte cette histoire mauricienne en elle depuis longtemps. Elle nous en offre la quintessence avec ce roman magnifique qui vous fera vibrer d'émotion.


  • par (Libraire)
    18 décembre 2019

    On vit totalement ce drame, entre l'effroi devant ce qui est arrivé aux Chagosiens, l'émerveillement devant le parcours de Marie, de Gabriel, de Joséphine, leur espérance folle de revoir Chagos, ce paradis si heureux...
    Un régal.