Désintégration

Emmanuelle Richard

Éditions de L'Olivier

  • 2 septembre 2018

    Le roman d'une génération

    Après deux romans très remarqués, « La Légèreté » (2014) et « Pour la peau » (2016), Emmanuelle Richard poursuit avec « Désintégration » l’écriture de soi et les débuts dans la vie d’une jeune femme, double de l’auteure.

    **Le déclassement **

    Issue de la classe moyenne, la narratrice quitte le giron familial pour aller faire ses études de lettres à Paris, où elle aspire à un avenir différent de celui de ses parents, à la reconnaissance (elle écrit déjà) et à l’aisance matérielle. En attendant, elle partage une colocation, travaille tout en étudiant mais sans conviction ni espoir. Manuscrits refusés, petits boulots alimentaires épuisants, humiliants, flexibilité oblige. Elle est caissière, retoucheuse, vendeuse, téléphoniste, pas le temps pour les amis, pas d’argent pour les loisirs.

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  • par (Libraire)
    29 août 2018

    Dominations

    Ce roman décortique les relations humaines et les différences sociales dans une narration volontairement clinique et froide. Issue d'un milieu modeste, l'héroïne désespère de trouver une place sereine au sein de la société, dans un contexte favorisant les plus aisés et les plus nantis. La colère gronde et sourd tandis que se déploie un désir de violence face aux humiliations répétées. L'orgueil et la fierté agissent chacun de son côté face au mépris social, à la cécité ambiante. Il lui faut intellectualiser la situation vécue comme une désintégration à l'instar de certains textes d'Annie Ernaux.