La récompense du festival du premier roman de Lava, revient à Camille Bordas pour "Partie commune", paru chez Joëlle Losfeld. Les romans de "The Hunger Games" de Suzanne Collins adaptés au cinéma : L'adaptation est considérée comme la possible succession de Harry Potter et Twilight . Point de magie ni de vampires ici, mais un jeu télévisé, un «jeu de la faim » créé pour contrôler le peuple par la terreur. Mettant en scène des ados combattent à mort pour son district, et le gagnant remporte assez de nourriture pour mettre à l'abri ses proches pendant un certain temps...

Les souvenirs


Zoom

« Il pleuvait tellement le jour de la mort de mon grand-père que je ne voyais presque rien. Perdu dans la foule des parapluies, j'ai tenté de trouver un taxi. Je ne savais pas pourquoi je voulais à tout prix me dépêcher, c'était absurde, à quoi cela servait de courir, il était là, il était mort, il allait à coup sûr m'attendre sans bouger. Deux jours auparavant, il était encore vivant. J'étais allé le voir à l'hôpital du Kremlin-Bicêtre, avec l'espoir gênant que ce serait la dernière fois. L'espoir que le long calvaire prendrait fin. Je l'ai aidé à boire avec une paille. La moitié de l'eau a coulé le long de son cou et mouillé davantage encore sa blouse, mais à ce moment-là il était bien au-delà de l'inconfort. Il m'a regardé d'un air désemparé, avec sa lucidité des jours valides. C'était sûrement ça le plus violent, de le sentir conscient de son état. Chaque souffle s'annonçait à lui comme une décision insoutenable. Je voulais lui dire que je l'aimais, mais je n'y suis pas parvenu. J'y pense encore à ces mots, et à la pudeur qui m'a retenu dans l'inachèvement sentimental. Une pudeur ridicule en de telles circonstances. Une pudeur impardonnable et irrémédiable. J'ai si souvent été en retard sur les mots que j'aurais voulu dire. Je ne pourrai jamais faire marche arrière vers cette tendresse. Sauf peut-être avec l'écrit, maintenant. Je peux lui dire, là. » David Foenkinos nous offre ici une méditation sensible sur la vieillesse et les maisons de retraite, la difficulté de comprendre ses parents, l'amour conjugal, le désir de créer et la beauté du hasard, au fil d'une histoire simple racontée avec délicatesse, humour, et un art maîtrisé des formules singulières ou poétiques.


Auteur : David Foenkinos

Editeur : Gallimard

Date de parution : 18/08/2011

Nombre de pages : 261

Disponible


Avis du libraire :

Suite au décès de son grand-père, le narrateur, réalise combien les instants vécus avec ses proches sont éphémères. Avec légèreté et fantaisie, l'auteur de La Délicatesse, médite sur le quotidien, les relations familiales et les hasards de la vie. Un beau roman, doux et mélancolique, qui nous fait réfléchir.

 

Olivier Libraire à Charlemagne Fréjus

 

Rencontre avec David Foenkinos,

jeudi 6 octobre à partir de 18h,

à la Librairie Charlemagne Toulon.

Prix : 18.80 € 17.90 €
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